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Poésie, La disparition des mots et des maux d’amour, Raymond Procès

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Il est des jours ou bien des humains se demandent s’il fait bon vivre dans la société des hommes.

L’écrivain Raymond Procès nous livre son dernier poème rempli de tendresse.

Comme nous le montre si quotidiennement les médias ; nous supportons un grand nombre de désagréments qui jette un voile sombre sur le devenir de la civilisation humaine : une crise financière, une crise économique, des guerres endémiques dans certaines régions du monde, la pauvreté, une recrudescence des maladies, un environnement naturel qui se voit souillé par l’action des hommes.

Un terrorisme humain bardé de violence sans limites se propage sur une terre qui supporte de moins en moins la présence de nous, bipèdes à l’ego démesuré.

Existe-t-il encore une place à ce que l’on appelle encore l’amour ?

Une relation homme, femme qui porte tant d’espoir et façonne une vie idyllique.

Aurons-nous encore des correspondances comme celle qui suit entre un homme et une femme ?

N’est-ce pas déjà un vestige du passé ?

La poésie des mots du cœur trouvera-t-elle un écho dans un monde de matérialisme suffoquant ?

Poème un instant à te vivre

Je nage dans un océan de tourment.

Ma solitude a pris une autre parure.

Elle est devenue un désagrément

Puisque l’amour me montre sa nature.

Je m’étais promis de ne plus jamais écrire une lettre pour exprimer mes sentiments. Pourtant,

j’ai beau vouloir détenir tout le courage du monde.

Je n’arrive pas à trouver les mots pour délivrer la pleine mesure de ma passion.

Encore une fois, j’ai eu l’envie de me résigner et de laisser filer la douce image qui se présentait à moi.

Cependant, aux tréfonds de mon esprit une petite voix me dit qu’il me faut tenter ma chance.

Je sais que la bataille semble perdue d’avance. Malgré tout l’espoir d’un autre dénouement dicte ma conduite.

Il est si facile d’aimer mais combien difficile de l’avouer. Ne sont-ce pas tous ces doutes qui accaparent l’esprit qui font que le plus noble des sentiments devienne un obstacle à une existence de sérénité.

Pourtant comme il serait aisé de te dire que je t’aime. Que cet amour est éclos dans mon cœur dès le premier regard posé sur toi.

D’aucuns diront que les coups de foudres n’existent que dans les films ou les romans à l’eau de rose. Il est évident que j’étais à mille lieux de penser qu’un pareil événement viendrait à s’accomplir.

Je pressens ma démarche singulière et maladroite. Mais c’est là, la sincérité d’un cœur qui se met à nu et livre à l’être aimé l’émotion vindicative d’un bel emportement.

Pourquoi n’ai-je pas le courage de venir vers toi et te clamer cet amour sans partage ?

C’est la peur de la négation. C’est la hantise d’affronter la non réciprocité d’un émoi généreux.

Une démence insidieuse agresse mes sens et me faire croire que la vie est devenue un enfer si ton amour ne s’y trouve pas.

Ton image habille mon âme. Je demeure dans un trouble inhabituel et n’arrive plus à retrouver ma quiétude de célibataire endurcie.

Je pensais avoir mis les scellés sur mon cœur. Je ne voulais plus connaître la souffrance qui naît des passions amoureuses.

J’étais comme un cœur qui avait trop souffert et qui ne souhaitait plus supporter les affres de l’angoissant et tout de même si belle affection.

Le destin n’a eu cure de mes restrictions puisqu’il m’offrit ta venue.

Je ne sais si je dois considérer ce fait comme une bénédiction ou tel un autre tourment qui viendrait s’ajouter à ma déveine habituelle.

Quel que soit l’issue que me réserve mon demain. Il est une révélation que je tiens à te faire, que tu partages ou non mes aspirations.

En effet, pour une fois dans mon existence je voudrais confier à une jeune demoiselle toute la passion qui submerge mon être.

Poème pour Aurelie

L’amour s’en est venu

Plein de la belle espérance

Qui donne à la vie une autre naissance

Et bien sûr ! Je l’ai reconnu.

Il portait ses armes habituelles.

Un regard à la mure tendresse,

Un sourire d’une sainte ivresse,

Toujours le même rituel.

Il me savait déjà perdu

Quand mes yeux perçurent son regard.

La passion frappait sans égard

Et je n’étais qu’une victime éperdue.

Je l’aime de tant de force que ma bouche reste muette à l’heure de tout lui avouer.

Je l’aime à me dénuder l’esprit de tous autres pensées.

Je voudrais ne vivre que de son essence. Qu’elle devienne mon unique oxygène.

Aurélie, j’aime à marcher le long des rivages de tes yeux et d’un geste vif me plonger dans la béatitude d’un ton océan d’amour.

Mes yeux remplis de félicité te regardent te mouvoir avec cette prestance qui sied aux créatures célestes.

Lorsque tu es à mes côtés je n’arrive pas à détacher mon regard de ta silhouette comme si envoûté je sombrais dans un état d’hypnose bienséant.

Amour qui dès l’aube du jour

Vient sans détour me faire la cour.

Je ne peux rester sourd à l’appel sans recours

De ce nouveau jour qui annonce ton retour.

Aurélie, ma déraison étale sa démesure quand j’aperçois dans ce rêve à demi- éveillé l’impression de ton charmant visage.

Tu es un cri que je n’ose pousser.

Tu es un souffle que je n’ose expirer.

Tu es ma vie et mon désespoir aussi.

Tu es mon envie et mon interdit.

Tu es celle que je veux pour être heureux.

Tu as dans les yeux un plaisir merveilleux

Et si demain est un jour de fête

C’est que nous y serons d’une union parfaite.

Vois-tu Aurélie ! Tout ce que j’aurais pu te dire si le courage ne m’avait pas manqué.

Même si tout cela n’est qu’un plaisant rêve je garde au fond du cœur et à l’intérieur de l’esprit l’empreinte indélébile de ton visage angélique.

Cependant si par miracle il subsistait un mince espoir que je puisse arriver à t’émouvoir, saches que je demeure à jamais ton chevalier servant.

Pour mon infortune ou mon bonheur je t’aime Aurélie et cette fatalité fait de moi le plus humble de tes serviteurs.

Les humains auront-t-ils encore la possibilité d’ouvrir le cœur avec une telle pureté ?

La déperdition des valeurs essentielles du rapprochement humain déferle en vague sur le comportement sentimental.

L’affection paraît devenir une notion nauséabonde qui fait tâche dans un monde violent où priment l’égoïsme et l’indifférence. Loin de donner une universalité aux rapprochements des êtres.

Les hommes ont réussi à parer l’amour d’une dimension utopique, comme si le plus beau sentiment n’était qu’un relent d’un passé révolu.

Le sentiment amoureux devient un voyage hypothétique comme le début d’une quête d’un trésor trop vertueux pour le plus commun des mortels.

Biographie de l’écrivain Raymond Procès

Ecrivain Raymond Procès, sociétaire de la Société des Poètes Français, est d’origine guadeloupéenne.

Il est l’auteur de plusieurs recueils de poésies et d’un premier roman, “L’habit de lumière”.

Outre sa passion pour l’écriture, il s’adonne également, en tant qu’éducateur sportif, à l’athlétisme.

Contact Presse

  • Raymond Procès, auteur écrivain.
  • Email : soliman8(@)hotmail.com

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